Ahlul Bayt Nouvelles Agence (ABNA) : " celui qui n'établit aucun rapport entre le désarmement nucléaire ou le contrôle des arsenaux nucléaires d'une part et les questions économiques et politiques de l'autre ressemble à un médecin qui au lieu de se concentrer sur le mal s'intéresse aux symptômes . Ce sont les mots d'Obama prononcés en 1983 pour critiquer le front de congélation nucléaire, soit ce front qui s'est focalisé sur le nombre d' ogives nucléaires au risque de contourner les vraies questions ignorées à l'époque de la guerre froide. or la politique moyen orientale d'Obama est le reflet de ce qu'il critiquait il y a 30 ans.
... pour sortir son administration de ce qu'il qualifie de bourbier moyen oriental, Obama a choisi une méthode très alambiquée et conflictuelle . sa priorité dans la guerre civile qui se déroule en Syrie consiste à détruire les armements chimiques syriens. Mais quid de l'Iran? Le président cherche à imposer davantage de contrôle et de vérification au programme nucléaire iranien tout en ignorant les efforts inlassables de Téhéran pour imposer son hégémonie au Moyen Orient !" L'auteur, un sioniste patenté en revient ensuite à la politique syrienne d'Obama pour la critique : "
... selon Obama , la guerre qui se poursuit en Syrie tout comme d'autres violences dans la région : (ndlr : à l'éclatement des quelles les Etats Unis et leurs alliés ont contribués activement!) ne posent aucune menace directe contre les intérêts des Etats Unis et leur règlement est du ressort de l'ONU et de la conférence de Genève et autres . mais peut on imaginer un instant que la base d'AlQaida à l'est de la Syrie, des dizaines de milliers de missiles du Hezbollah, l'effondrement de l'Etat irakien ne constituent-ils pas de danger potentiel pour les Etats Unis ?
ces choses mettent directement en danger les intérêts des alliés de Washington, Israël , l'Arabie saoudite, la Jordanie et la Turquie !, dit l'auteur qui semble prendre ses lecteurs pour des sots. la base d'Aqaida à l'est de la Syrie est l'œuvre même de l'Arabie saoudite .
L'auteur accuse ensuite Obama d'avoir déclenché une guerre froide au Moyen Orient entre ses alliés saoudiens et israéliens d'une part et l'Iran de l'autre et laisser seuls les premiers au risque de provoquer les réactions hostiles de Riyad et de Tel-Aviv : " les saoudiens ont menacé de revoir leurs relations avec les USA et les israéliens disent qu'ils iraient seuls attaquer l'Iran!
... les partisans d'Obama défendent qu'il n'y a aucune raison pour que les Etats Unis s'engagent à chaque fois qu'il y a une guerre au Moyen Orient . ils disent que les intérêts de Riyad et de Tel Aviv ne valent pas toujours pour être encouragés ....mais il existe un problème . la diplomatie de Kerry est basée sur des illusions . Personne ne peut croire que Assad lâche le pouvoir de lui-même. ou l'Iran renonce à son enrichissement.
... la conférence de Genève sera une défaite puisque Assad est vainqueur du champ de bataille.... pour qu'Obama puisse réussir au Moyen Orient , il faut affaiblir Assad, affaiblir l'Iran, et assurer Israël et l'Arabie saoudite . les Etats Unis sauront le faire sans le recours à l'option militaire mais ce sera couteux et trop difficile ..." les analystes tels que Jakson reprennent à la lettre la position de Riyad et de Tel Aviv. en, effet vouloir mêler le nucléaire iranien à la question syrienne revient à rendre inextricable l'écheveau qu'est le Moyen Orient à la suite des décennies d'ingérences occidentale.
Fin/229
7 novembre 2013 - 19:08
Code d'info: 479194
Jackson Doyl est le journaliste de Washington Post. Quelques heures avant la rencontre Iran/5+1 à Genève, il publie une tribune appelant le président américain à établir un lien entre le nucléaire iranien et la crise en Syrie, soit une politique que les partisans d'une entente Iran/USA déconseille fortement à Obama :